Gilou, Thomas et Alex prennent la pose au concert de Yuksek au Splendid de Lille
(Source : lesly-lynch-photography)
Carbon Airways c’est un duo dirty électro-punk formé par Eléonore et son frère Enguérand. Elle a 15 et lui 14 ans. Ok, ce sont des teen’s mais ils balancent, ils surprennent et provoque l’admiration avec un son furieux brut de pomme fusionné avec leurs voix surexcitées et des synthés frénétiques. A eux deux, ils ne sont pas moins qu’un stimulant naturel fortement conseillé. Leur style se caractérise par une absence totale de style bien qu’ils ne sont pas sans rappeler Crystal Castles ou Ministry ! Le plus jeune duo de la planète électro a ainsi réussi à faire danser plusieurs milliers de festivaliers avec des beats survitaminés aux tendances acidcore, ils ont tout simplement fait sensation aux Transmusicales ! Et je suis sûre qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’eux.




Lesly Lynch : Quelle est votre histoire ? Comment/Quand/ Pourquoi avez-vous décidé de créer ce groupe ?
Eléonore : En fait ça c’est fait tout naturellement. Nos parents nous ont inscrits au conservatoire à 7 ans pour nous donner la possibilité de découvrir la musique et voir si ça nous plaisait. Engus a choisi le violon et moi le violoncelle. Dès qu’on a eu les bases pour jouer, on aimait faire des duos. Après vers 10 ans on a demandé à nos parents de nous acheter une basse et une guitare, puisqu’on jouait déjà des instruments à cordes. Et puis, parce qu’on ne pouvait pas jouer de tous les instruments et pour s’enregistrer, on a demandé à nos parents de nous acheter un ordi et des logiciels pour notre Noël il y a 3 ans.
Grâce à l’association qui s’occupe de la musique électro sur Besançon, Le Citron Vert, on a été formé par des artistes qui ont pris le temps de nous conseiller.
L.L : Comment vivez-vous le fait de travailler entre frère/soeur (pensez-vous que c’est plus difficile ou au contraire plus facile) ?
Eléonore : On a 14 mois d’écart, alors on vit les mêmes choses. On se comprend hyper facilement. On n’a pas de gêne entre nous pour se dire « ce passage il est pourri » ou « ta ligne de voix elle est nulle ». On est très complémentaire : Engus fait ce que je ne sais pas faire, et inversement. On a envie de voir ce qu’on peut construire comme univers musical à nous deux. Si un jour on s’aperçoit qu’on tourne en rond, alors on s’ouvrira à des collaborations.
L.L : Comment conciliez-vous une vie d’ado avec celle de ‘star’ ?
Eléonore : Depuis le début, on s’est fixé comme règle de ne pas en parler au collège et au lycée, pour garder des relations normales avec nos potes. On est discret et nos potes comprennent que c’est mieux comme ça.
L.L :Pouvez-vous décrire votre musique en 3 mots ?
Eléonore : Energie, fun et émotion.
L.L : Comment naît une chanson de Carbon Airways ?
Eléonore : Mon frère compose des boucles sur nos logiciels. Il s’inspire des sons qu’il triture et des idées qu’il a dans la tête et qu’il enregistre sur son iPod. Il me fait écouter pour qu’on choisisse ensemble les ambiances qui correspondent à nos envies. Après, en parallèle, je cherche des voix sur les passages qu’on a sélectionné et Engus de son côté organise la structuration des morceaux. Après on finalise les arrangements ensemble et j’écris les textes.
L.L : Qu’avez-vous pensé de votre show à Rennes ?
Eléonore : On a vécu un moment hyper fort, gravé dans nos cœurs. Mais on garde un super souvenir parce que le public a été réceptif. Car on était conscient qu’avec tout le tapage médiatique de nos difficultés d’avoir l’autorisation de jouer, le public nous attendait au tournant. Quand on a vu la salle pleine, les gens danser avec le sourire sur le visage et qu’à la fin ils nous ont applaudi, c’était une émotion énorme. En plus, on s’est rendu compte de plein de choses pour s’améliorer.
L.L : Que faites vous dans votre vie excepté la musique ?
Eléonore : Depuis un an, on a du arrêter le sport car on pouvait plus jouer les weekends en équipe puisqu’on fait souvent des concerts et qu’on enregistre. Il a fallu faire des choix. Moi je poursuis des cours aux beaux arts en dessin et peinture.
L.L : Supposons que votre carrière musicale s’arrête, que voudriez-vous faire ?
Eléonore : On ne se pose pas la question, on n’a pas d’idée pour le moment. Parfois ça nous inquiète car certains de nos potes ont des idées hyper claires sur ce qu’ils veulent faire. La musique, on ne fait pas ça en pensant à l’avenir.
L.L : Quel est la pire chanson que vous écoutez (que vous aimez pour une raison ou une autre mais vous ne savez pas pourquoi) ?
Engus : Vamos a la Playa – Loona ! j’ai une excuse je fais de l’espagnol…
Eléonore : Quand je t’aime - Demis Roussos ! j’ai pas d’excuse…
L.L : Une mauvaise habitude/toc que vous avez ?
Engus : je craque ma mâchoire.
Eléonore : je surveille tout le temps où est ma carte de cantine.
L.L : Quelle est la chose que vous détestez le plus (interdiction de répondre le racisme, la guerre ou les gens méchants) ?
Engus : les endives.
Eléonore : les chiens frisés.
L.L : Si je vous dit que je peux lire dans le futur, que voudriez-vous savoir ?
Engus : si j’aurai une calvitie
Eléonore : si j’aurai des bonnets 95 D [rires]
L.L : Qu’est-ce que vous voudriez faire dans 15 ans ?
Engus : secrétaire général de Préfecture.
Eléonore : garde du corps.

Interview and photography by Lesly Lynch

Shabazz Palaces, experimental hip-hop project composed of Ishmael Butler (vocals) and Tendai Maraire (multi-instrumentalist)signed on label Sub Pop, was very expected. Many people gave me the advice to go see their show. Of course, any time you waiting for something huge, there is the worry that you’ll be disappointed. So I was wondering if Shabazz Palaces might fail to deliver onstage the same goods as they do on album record “Black Up”. But they just burned the concert hall down to the ground !
Their show was hypnotizing, they energize the scene and the sound was superb. Drawing on influences that extend far beyond their contemporaries, Shabazz Palaces have crafted an eclectic style : simultaneously dense and minimalist. They are progressive to the point that the term afro-futurist seems to have been invented for them, sampling clattering jazz and placing it against the wobble of dubstep bass. The song structures are harmonically sparse affairs and yet placed, the bass low and enveloping, the digital handclaps and hihats crisp and ricocheting, the live percussion rounding things out, Butler’s vocals kept clear and calmly commanding.
Tendai ‘Baba’ Maraire returns to his family roots with “Wona Baba Maraire”, an album of Zimbabwean Shona music as seen through the eyes of a young African growing up in America that reflects his dual heritage.

Lesly Lynch : What is your story, your background?
Tendai Maraire : I am the son of Dumisani Maraire & Lora Lue Chiorah both born and raised in Zimbabwe. My father came to America in 1967 and my mother a few years later to teach and spread Shona music of Zimbabwe. So I was born when they were teaching and touring. Music was a part of my life from day one, whether it was my mother singing when she cleaned or just to put me to sleep which she did all the time. So the foundation of my whole being was started on Zimbabwean culture, food & music.
L.L : What’s the place of music in your life?
T.M : Next to family it’s everything. It’s the best way I know to communicate to God and others feeling and thought that I have. Its where I go to think, be happy celebrate, wine and dine, dance & part, cry, plan, study etc. It’s just a part of everything.
L.L : How long have you been playing music?
T.M : The story is I was 18 month at a class with my parents. My mother used to keep a drum by me while they taught. My father was teaching a student a part and I just got up interrupted him and started playing the part. I don’t remember a thing but I also never remember not knowing any of the songs and dances we performed.
L.L : When/How/Why did you started Shabazz Palaces?
T.M : I think that we started about 5 years ago. I don’t really know how. As for why there was really no reason other then we became good friends and love music. From there as the friendship evolved so did the music and this is a part of what our friendship & passion of music has become.
L.L : Can you describe your music in 3 words?
T.M : I don’t think so. No, I cant.
L.L : How born yours songs?
T.M : Life, everything you go threw, people you meet, achievements, I feel it all is a part of it. We feel there is no formula.
L.L : What did you think of your show in Rennes?
T.M : When I think of Rennes I think of the whole experience as the show. The hospitality of the promoter, the staff and how they operated in a short time to fix a problem all the way up to the last minute before the curtain went down. Watching Spoek & Spank’s shows. Even meeting you and it becoming this all played a part. So it was a blast, I will never forget it.
L.L : What do you like to do in your life except music?
T.M : Watch my kids become who they’re going to be. I like talking politics’, sports and studying history. Just to name a few.
L.L : If you should change your work, what would you do?
T.M : I would never do that. Never have and never will.
L.L : What is the worst song you listen (you like it for some reasons but you don’t know why)?
T.M : Happens all the time. Music is forever changing and growing. Even by the time this is done. Someone somewhere is going to finish a song, post it then let the world here is. We may not understand what they were doing today. But in one year. Bam, we all get it.
L.L : Let’s say you have only 2 mins to live, you pray but you pray for what?
T.M : If you have 2 minutes to live and you pray then, I think it’s a ill late but that’s just me. I feel confident that I give all I can everyday to God, my kids and other’s so I would never be caught in that position.
L.L : Odd fear/habit you have?
T.M : No fear’s or habit’s I think are Odd. Unless it’s practicing alone.
L.L : What’s the thing you hate the most (don’t say racism, war or horror films)?
T.M : When people in positions of leadership, power or what ever you want to call it. Just lie. Even when they have been caught. They just lie.
L.L : If I could tell you your future, what would you want to know ?
T.M : I’m just not into that.
L.L : What would you want to do in 15 years ?
T.M : I would love to be healthy living with my family in another country. Still playing and performing music.

Official website of Shabazz Palaces : http://www.subpop.com/artists/shabazz_palaces
Find out more about Tendai ‘Baba’ Maraire : http://www.maraire.net

Interview and photography by Lesly Lynch
Le temps passe si vite (oui j’aime bien les réflexions de mamie), nous sommes déjà samedi : troisième et dernier jours des Trans.
Je me met direct dans le bain, et je vais voir… A quoi ressemble le buffet des loges aujourd’hui ! Pour bien travailler, il faut bien manger !
Une fois rassasiée, je me dirige voir la prestation de Zomby. Bouh ça fait peur mais enfaite pas du tout, c’est juste un mec avec un masque non pas Halloween mais plutôt Jocker. Le mystère sur son identité ne sera pas encore révélé ce soir puisqu’il boit même sa vodka masqué ! Son style est clairement marqué dubstep avec de la 8-bit pour des productions oscillant entre le spleen narcotique et l’euphorie tribale effleurant le r’n’b et drum’n’bass. En tout cas, le petit anglais avec ses rapprochements audacieux nous livre un mystérieux et entêtant début de soirée rave culture.


Mes tribulations m’emmène Hall 3 découvrir Gloria Dave, dommage il n’y a que très peu de monde, et pourtant c’est rafraichissant ! Dj confirmé depuis de nombreuses années, à l’origine des soirées Blow-up et Gloria à Paris, il respecte le vrai rock’n’roll en y ajoutant de la soul, de l’authentique r’n’b, de la punk et de la pop. Le mélange est étonnant, nostalgique et dansant !

Hop un petit saut Hall 4 pour apprécier Mexican Institute of Sound. Le leader, Camilo Lara, accompagné d’un bassiste et d’un batteur, puise dans son patrimoine en amenant des rythmes latinos (cumbia, mambo, salsa) sur du gros sons techno. Au vu de l’ambiance générale, c’est efficace !



22h10, ils étaient notés dans mon moleskine (oui madame, c’est un privilège ), je parle de Carbon Airways. Comme la majorité du public, après tout le battage médiatique qu’ils ont suscité, je ne voulais pas manquer leur show. Bim, la claque !!! Ces deux teen’s sont des piles électriques (merde, je vieillis…), ils occupent toute la scène en ne cessant de jumper, la salle bondée est rapidement en délire ! Eléonore et Enguerrand impressionne, même les plus vieux, avec un son électro-punk qui n’est pas sans rappeler Crystal Castles ou Atari Teenage Riot. Difficile de ne pas accrocher à cette décharge d’énergie primaire !




Autre registre, Hanni El Khatib, un brun ténébreux cheveux gominés couvert de tattoo : ce qui lui donne un sex appeal certain, joue un rock garage dénudé et cinglant, un R’n’B pur et sauvage sous couvert d’un blues bien à lui. Il rappelle que la flamme originelle des 50’s, dans des chansons vibrantes aux distorsions abrasives, est tout simplement intemporelle et réinvestie avec brio et folie les vieilles musiques rockabilly. Le bad-boy skateur graffeur s’est également laissé guider par une culture underground qui lui apporte son style. Son show est incandescent et on se laisse emporter dans un voyage inoubliable.


Me voilà maintenant devant Shabazz Palaces une entité hip-hop complètement décalée, expérimentale et déjantée. Ce groupe mystérieux signé sur le label Sub Pop est mené par Palaceer Lazaro (aka Ishmael Butler), instigateur d’une audacieuse rébellion hip-hop avec les Digablel Planets, et Tendai Maraire aurait pu faire la B.O de Las Vegas Parano. Pour apprécier, il faut accepter de se faire emmener dans un trip déviant, de se laisser porter par les rythmiques africaines, les sub-basses anglaises et le flow nonchalant, précis et cassant à la West Coast tout çà réhaussé par des siroccos électroniques. Leur show était hypnotisant a un degré impressionnant, je me suis laissée glisser dedans. Les qualifier n’est pas affaire facile car Shabazz Palaces prend des risques, dépasse les codes : on aime ou on aime pas. Mais le public s’est rallié à la cause facilement !



Dans ma ballade nocturne, je retourne au Hall 9 pour Nguzunguzu, un duo made in LA qui était enfaite ce soir un solo (ou alors je me suis trompée de hall, d’heure…). Dès la première écoute, il est évident qu’ils font partie des artistes qui veulent s’émanciper des frontières existantes entre les styles. Nguzunguzu diverse les sensations sur la piste de danse et fusionnent des genres multiples : house, funk, juke ou encore le kuduro (musique traditionelle angolaise) ! Les rythmes sont ultra-sexuels et mettent une claque à l’électro coincée dans sa casa.

Agoria, considéré comme l’héritier spirituel de Garnier, prend ensuite le relais de ce dancefloor démesuré. Ecran géant, techno lyrique, deep et aérienne; il alternne de longues plages puissantes et racées avec de fines digressions plus introspectives. Il se dit plus proche de la scène underground tel que le label Circus company et ça s’entend. Son set spécial Trans’ puise ses racines dans la tech-house 90’s, les gens étant les bras en l’air pendant plus d’une heure, j’en déduis que ça fonctionne.

British touch avec le Janice Graham Band au look 70’s indiscutable. Wahoo, leur musique est exaltante. Ce quatuor redonnent vie à la northern soul, balancent du ska et un rock fougueux. Le chanteur a la voix rauque, un timbre puissant (je craque) qui se mêle à la perfection aux sonorités cuivrées. Le public est enchanté et moi amoureuse (oui, j’ai le sentiment facile !).

Changement de hall (et de continent) : place à l’américain Spank Rock. Spank rock c’était au début un duo composé de Naeem Juwan, le chanteur, un condensé d’énergie autant hip-hop, rap alternatif qu’électro; et le producteur Alex Epton. Aujourd’hui, c’est Naeem qui porte le projet, notamment le deuxième album Everything is Boring & Everyone is a fucking Liar produit par Boys Noize, Mark Ronson et Sam Spiegel (oui oui rien que çà, la routine hein !). Petite anecdote, lorsque j’ai entendu dans une chanson « They think they know me cause they saw me with my dick out in the Sofitel » doit-on y voir là une quelconque coïncidence ? Trêve de plaisanterie, pour son live à Rennes, Spank Rock était accompagné mais malheureusement, bien que j’ai passé une bonne heure avec eux, j’ai loupé les présentations. En tout cas, c’était génial, cinglant, nucléaire, furieux et la salle était en surchauffe !



Je rejoins les copains pour le set de Don Rimini qui est haut perché et au centre d’une panoplie d’écran pour un effet visuel sympathique. Le début, je reste un peu mitigé, je crois que je ne suis pas la seule puisque pas mal de gens s’en vont… Puis finalement, il revient à ses racines et nous envoie du bon vieux son comme Let Me Back Up et là j’adhère !

Quelques verres plus tard (j’ai le droit puisque je prends la navette), je tire les imposants rideaux verts et me faufile dans la Green Room (je devrais plutôt dire je joue des coudes et me bats pour faire ma place) pour voir le set de Baadman qui fêtait d’ailleurs ces 17 ans. Ce jeune DJ, recrue de Dirty Frenchy, est surprenant par sa capacité à dominer tout les styles que par ses beats monstrueux. Il a bluffé avec un set ravageur tout en prouvant qu’il pouvait diriger le dancefloor aisément.

Avant de partir, passage par les Loges, du coup je m’arrête pour le spectacle ou plutôt cours de danse I Feel Good de la Compagnie Engrenage. Cigarette magique au bec, je scotche un peu leur prestation. Et puis le public suit, alors moi aussi je m’y mets et me voilà entrain d’exécuter des petits pas de danse A LA PERFECTION tout en prenant quelques clichés ! Pas gagné d’avance de faire groover un public éméché à 5h du mat’ et pourtant Défi Relevé !



Fukkk Offf, dis comme ça, on peut s’attendre à tout ! Il est le dernier en piste mais il s’apprécie le temps de quelques titres (ou alors vaux mieux être vitaminé) sinon c’est overdose de sonorités acides, gros beats et bass distordues.

Les Trans, je suis venu, j’ai vu et j’ai vécu ! Cette aventure fut balumpesque ! Je reviendrai (par contre si les rennais pouvaient être un peu moins L …)
Lesly Lynch
Vendredi, ça se passe au Parc expo, du coup, je prends ma Ferrari (oui j’ai une 205 rouge) (erreur à ne pas recommencer, voir fin de l’histoire) pour m’y rendre.
Je découvre les lieux et les pouvoirs incroyables de mon badge (backstage, loge, privilèges gastronomiques et éthyliques, toilette propre où il n’y a pas besoin de braver une file d’attente).
Je débute au Hall 4 avec le concert de Za!, deux mecs un peu barrés qui font de la musique tout Za! zimut. En clair, ils utilisent tout ce qui leur passe sous la main (ou le pied), apprivoisent les objets les plus improbables pour faire de la musique déstructurée un peu jazz, un peu rock, un peu électro. Et ça donne Za!



Mes pérégrinations m’emmènent voir les Kakkmaddafakka (non ces gars là n’ont pas fumé au moment de la décision du nom de groupe, ils sont norvégiens). Si t’étais pas pompélup en arrivant, tu le seras en repartant ! Oui, ce groupe là est revitalisant avec cette pop électrique. Les guitares se jumèlent au violoncelle et au piano; les choeurs, représentés par deux mecs en noeud papillon, nous offrent une prestation originale de danse contemporaine; et le chanteur blondinet (ok ils le sont tous…) rend hystérique les jeunes groupies.


Je m’éclipse à présent écouter les dernières notes de Robin Foster, guitariste anglais, qui régale la salle d’arpèges vaporeux et de beats électroniques. Les mélomanes addict de rock rétro sont ravis.
Je cours à présent assister au show deHollie Cook. La belle aux cheveux bouclés n’est autre que la fille du batteur des sex-pistols et d’une pop star des 80’s. Son style et sa voix m’ont totalement envouté. Hollie Cook, c’est une enveloppe de reaggae craquante qui laisse s’évaporer de la dub comme on aime et une douce mélodie rocksteady. Sur scène, elle se déchaine et j’aime. Ses chansons sont déjà dans mon iPod.


Attention, Todd Terje, le protégé de Prins Thomas, aux platines. Paraît qu’il y a pas à terj-iverser son set doit être entendu. Je m’exécute, le jeune norvégien (on nous a trompé, les Trans sont enfaite un salon célébrant ce beau pays nordique) s’attaque aux grands cultes tels que Guns’n’roses, Stones en passant de la house lascive à l’électro furieuse, et le cocktail est réussi : la salle est sur-chauffée.

J’erre maintenant vers l’univers extra-terrestre d’Orchestra of Spheres : un groupe complétement psychédélique. Les protagonistes sont habillés d’aluminium, de paillettes et de plastique fluo clignotants; leurs instruments s’apellent la guitare en boîte à biscuits, le sexomousse marimba; du coup, leur musique dépasse la stratosphère habituelle. C’est un peu jazzy, un peu disco et un peu folk mais surtout totalement accrocheur !


Je me faufile maintenant voir celui dont beaucoup parlent : Colin Stetson. Il a un souffle inépuisable, maitrise une technique complexe, utilise avec déviances ses saxophones, clarinette et autres instruments à vents. L’ambiance est dès lors envoûtante, hypnotique, un rien mystique. En clair, j’aurai dû venir plus tôt… Mais c’est le «problème » des trans, trop de bonnes choses en même temps !

Je me dirige maintenant vers le Hall 3, puis là, je découvre Fuel Fandango.C’est de mes gros coups de coeur de ce festival. Nina, la chanteuse, habillée d’une délicieuse robe rose, possède une voix suave et puissante, et égaye sa danse avec les frivolités du flamenco; elle a tout simplement une présence scénique renversante. Ce n’est autre que le DJ Ale Costa (Mojo Project) qui l’accompagne à la guitare, la complicité qui existe entre les deux se lie entre les lignes. Le tout est un savant mélange de beats funky aux sonorités synthétiques, de soul aux airs de trip-hop; ajoutez-y une décoration fleurie : le résultat est tout simplement éblouissant.



Au tour de Stuck in the Sound d’occuper la scène. Ils confirment avec aisance leur notoriété déjà établie. Le son était puissant, peut être même un peu trop, rifts saturés, incontestablement un rock’n’roll énergique. Le public est dynamité si bien qu’il crie au rappel. Mais moi je suis encore toute Fuel Fandango alors dur d’apprécier à sa juste valeur ce show énergique.

Bientôt 3h du mat’, je suis toujours en pleine forme, pas même un petit vacillement. Je me dirige alors Hall 4 où Motor City Drum Ensemble joue. Soyons honnête, je m’attendais à un groupe, il s’agit enfaite d’un DJ unique. Je range donc mes attentes d’indie rock et prépare mon sens auditif à de la house. Ce jeune allemand (sa ressemblance avec l’acteur Michael Pitt m’obsède un peu mais ceci n’a rien à voir avec ce pourquoi j’écris), nous offre un mix lumineux et à la fois subtile optant pour du Aphex Twin, Philippe Sarde sans que cela devienne oppressant; ce qui confirme sa réputation. Son set est méticuleux mélant house, soul, dub et jazz. Sa musique est prenante, dansante, agréable et légère. L’idéal pour se lâcher !

Petit détour par le grand Hall 9. Silverio est aux platines, pour décrire l’énergumène en trois mots : slip, névrosé et électro. Faites parcimonieusement le mélange et vous obtiendrez un show complétement déjanté. Notons que j’ai assisté uniquement aux 5 dernières minutes…

Je crapahute voir Totally Enormous Extinct Dinosaurs qui est tout « simplement »un mec habillé en dinosaure qui fait du son ! Mais le son est bon et absolument pas préhistorique. Les basses sont profondes, les agencements ingénieux et progressifs et il pose par dessus une voix pop à la british. A cette heure-ci, où les vapeurs d’alcools enivre la salle, c’est tout simplement un régal !

J’achève mon pèlerinage avec Dellarge qui nous produit un petit set de dubstep, électro-punk et vieux tubes disco. C’est sympa et ça permet de bien finir la soirée.

Nous sommes maintenant à une heure avancée de la nuit (je pense qu’on peut même dire que c’est la matin), je me mets au volant de ma ferrari, certes j’avais un peu bu mais raisonnablement, et là qui m’attends : les gentils gendarmes. Contrôle pour tout le monde, avec déviation et parcours de cross dans les champs. Bien sûr le test est négatif (vous en doutiez ?) mais merci la petite escapade de 30 min alors que je voulais DORMIR ! C’est décidé, demain, je prends la navette !
Lesly Lynch

Saidah Baba Talibah is one of my best surprise : she totally rocked the scene at Rennes. Yes, I already have her music in my iPod (for those who wondered : I bought it). Oh and she’s from Toronto so it’s one more reason for fell in love with her sound (I’ve family overthere and I’m chauvinist) .
During all this show, I was salivating like a starved music gangster !
She will get you high with strong vocals, electric guitar riffs and stage presence : she has an energy that just pulls you in, makes you smile, gives you thrill and then makes you want to just get up and dance.
Backup by musicians Rob Teeham (sousaphone),Roger Travassos (drums), Hill Kourkoutis (keys) and Donna Grantis (guitar : I was very impressed, her solo was a total blast). Saidah’s band is locked into her groove !
I’ve really been bitten by this music : a perfect blend of deep funk, hot soul and bluesy rock. I don’t think there was a single person that was not moved after her performance at Transmusicales.
With her first album (S)cream who speaks to a very empowering aspect of womanhood, countless performances around the world; you’ll be sure to hear more about this daring, ferocious and sensual performer setting stages ablaze.

Lesly Lynch : What is your story, your background ?
Saidah Baba Talibah : My story began in the womb of my mother, Salome Bey. She was a great singer, songwriter, actor and playwright. When I came out, she said I was dancing, so she enrolled me in dance as soon as I could walk and she had me singing as soon as I could talk.
My favourite show as a child was FAME - a television show centered around a school for the arts. I then persuaded my parents to find a school for the arts so that I could dance, draw, and play tuba.
L.L What’s the place of music in your life ?
S.B.T : Music is my life. It’s my living, my food, drink, inspiration, passion,
fulfillment. Music is a direct extension of me.
L.L : Can you describe your music in 3 words ?
S.B.T : Sensual. Edgy. Soulful.
L.L : How born yours songs ?
S.B.T : Well there’s a number of different ways that I use to write a song. I like
to stay fluid and flexible — be a vessel and co-create with the universe.
Sometimes a song comes all together with melody and lyrics, other times it’s
either lyrics or melody. Sometimes I’m inspired by another songwriter, a
sound, a feeling, an experience, etc; All in all, my songs come from life —
good, bad and ugly.
L.L : What did you think of your show in Rennes ?
S.B.T : I loved the show in Rennes. The crowd was warm, we had fun and I’m really looking forward to coming back.
L.L : What do you like to do in your life except music ?
S.B.T : I’ve recently taken up running, dancing, visual arts, health & wellness
related ideas…I know there are more, I just can’t think of any more at the
moment.
L.L : If you should change your work, what would you do ?
S.B.T : I’d be a ballet dancer or a naturopathic doctor, a personal trainer, or a
psychiatrist.
L.L : What is the worst song you listen (you like it for some reasons but you dont know why) ?
S.B.T : Muscles by Diana Ross — apparently, Michael Jackson wrote it, and it is
such a cheesy song. I like how blatantly cheesy it is and how adamant she is
about what she wants. But to add to the cheese-factor, the video is
wonderfully awful, which makes me love it all the more.
Muscles-Diana Ross: http://www.youtube.com/watch?v=EFJO5LcWGfk
L.L : Let’s say you have only 2 mins to live, you pray but you pray for what ?
S.B.T : I pray that my family are taken care of and that they want for absolutely
nothing.
L.L :Odd fear/habit you have ?
S.B.T : An odd habit that kind of stems from a pet peeve that I have is, putting the caps on all pens that I see lying around because I hate it when I get a pen
and it’s all dried out.
L.L : What would you want to do in 15 years ?
S.B.T : I would want to still be making albums, touring shows all over the world and have started building my own special type of wellness centre.

Official website : http://sbtmusic.com/
Enjoy the stunning video of Scream :
http://www.youtube.com/watch?v=J0c2WwM7vqk&feature=player_embedded
Les Transmusicales de Rennes, c’était tellement bien qu’il m’a fallut un dimanche de 31 heures de deuil (comprenez se gaver de junk food et sucreries devant une pléthore de films en compagnie d’une copine) pour accepter le fait que c’était terminé.
Oui, moi qui ne connaissait ce festival que de nom, je le porte aujourd’hui dans mon coeur (et il a une place bien au chaud).
Je veux dire, musicalement c’était simplement transcendant. L’histoire dure trois jours. Trois jours de pluie, mais la pluie c’est romantique, et puis la pluie c’est la Bretagne !
Tout commence le jeudi, je m’accorde un petit détour par les Bars en Trans au Papier timbré, univers cosy où les livres trônent un peu partout, pour y découvrir Greenshape, un songwriter aux compos personnelles sur mélodies pop folk.



Ensuite, direction l’espace pro. Je récupère mon badge (wahoooo j’ai un pass média = baguette magique qui ouvre toutes les portes habituellement fermées pour le commun des mortels) et hop, ni une, ni deux, direction la salle du Liberté.
J’ouvre les portes de l’antre musicale et Saidah Baba Talibah m’y accueille avec une voix de tigresse digne des plus grandes divas. Je me glisse dans la fosse photographe (oui, j’ai réussi à extorquer sur un malentendu le précieux bracelet qui permet d’y accéder). Je suis en extase devant cette chanteuse made in Toronto au look lady gagaesque, elle maitrise la soul, le rock et le funk à la perfection. Le tout accordé par quelques touches électroniques. Je ne reste pas sans remarquer la guitariste, Donna Grantis, bouya, elle est électrikkkkk ! Bref, je suis sous le charme de ce cocktail musical qui a su enflammer la scène avec prestance. Leur show terminé, je file dans les backstages. Je la félicité pour son incroyable concert (j’en ai encore des frissons), je lui pose quelques questions (à voir prochainement), et on se fait une petite séance photo. Oh et petite note fashion : j’adore son look et surtout, surtout sa veste bleue épaulettes bouffantes !









Vinnie Who prend maintenant le contrôle de la salle. Ce jeune danois a un look androgyne décalé et un peu kitsh, il embrume la salle d’une voix haut perchée habillée d’un son électropop. Il me fait tout simplement penser à une version d’Abba des temps modernes. Rien à dire, il a de l’énergie, des petits pas de danses bien à lui, bref sa fraicheur accroche les foules mais cela n’est pas pour autant révolutionnaire (et puis voilà, je suis honnête, ce n’est pas ma tasse de thé !).




Au tour de Lewis Floyd Henry from London d’incendier la scène avec ses faux-airs de Jimi Hendrix. A croire qu’il n’en a pas que l’allure, sa musique révèle un vécu livré par un blues aux riffs saturés sur fond de beats hip-hop. On le qualifie d’homme orchestre non sans rien(faux), et pas à tort, puisqu’il chante, manie guitare, harmonica et batterie en même temps. Ce mec là a du talent et ça suit dans le public. Mais Lewis, çà restera aussi le mec un peu timide au sourire ravageur avec qui j’ai joué au chat et à la souris pendant tout le festival (l’épilogue est d’ordre personnel… Rohh n’allez pas vous imaginez quoi que ce soit !).







Ce qui suivra, en l’occurrence Magnifico, est plutôt étrange bref j’ai décroché (comme d’autres spectateurs), et je suis partie me prendre un verre (pour ceux qui se pose la question, évidemment c’était un jus de pomme) pour me réconforter tout en restant sur le nuage de mes précédentes écoutes.

Votre bien dévouée photo-reporter de l’espace, Lesly Lynch.

25 écoles - 25 photos : venez élire l’école que vous voulez. Choisissez celle que vous voulez hisser au top !
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La capitale rhodanienne se transforme et s’illumine pendant ces quatre jours. Le spectacle en vaut le détour, vos yeux vous remercieront du fond de leur pupille !